J3 – Tisser les bruits qui courent
Les hélicoptères tournent
Le oiseaux règnent
Le ciel s’éclaire
Et puis
Pas de bruits
Les gens s’arrêtent. Le monde
S’arrête.
Quelque-part des infirmières et des docteurs, des chirurgiennes et des aides soignants
Brassent, les tissus et l’asthme incontrôlé, de patient-es enchaîné-es à la peur
Quelque-part, des fils et des mères, des enfants et des grands-parents, ne peuvent faire le deuil
De ceux et celles qui partent
De celles et ceux qui meurent
Il y a, dans chaque partie du monde maintenant, des êtres reliés par la même maladie
N’est-ce pas le cas toujours?
Des handicaps et des cancers
Des meurtres et des peines
Et les combats invisibles?
Et les prisonniers de la gare?
Et nous-mêmes, geôliers de nos élans?
Je doute
Que nous soyons en mesure d’espérer
Car tout autour, on nous pousse au contraire
Je doute, alors
Écrire écrire
Réinventer

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